Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 16:59

Oublions Thales qui a déçu les investisseurs sur ses résultats et la performance du secteur « Aerospace & Defence » au cours du dernier mois a été tout à fait remarquable à +9,2% (contre 6,8% pour le marché).

Safran a particulièrement bien performé (+ 31%), mais toutes les valeurs ont affiché une belle hausse probablement grâce à la confirmation du retour en force du Dollar.

Pour rappel, la plupart des groupes de Défense européens ont tendance à avoir des coûts en Euros et des ventes en Dollars, malgré des efforts soutenus pour rééquilibrer leur base de coûts.

Le secteur se négocie à 11x les résultats 2010 en moyenne pondérée, une décote de 20% par rapport au marché.

Mais, cette moyenne masque de forts écarts entre les PEs : environ 17x ou plus pour  Safran, Zodiac  ou Thales et jusqu’à 8x pour Finmeccanica  ou BAE.

Cet écart se retrouve également dans le décalage entre le PE médian à 14x et la moyenne pondérée du PE  à 11x.

Cette situation est assez inattendue dans ce secteur qui, en général donne des valorisations assez cohérentes.

La croissance des résultats a peu de chance d’être spectaculaire à environ +15% en 2010 et +14% en 2011, soit environ la moitié du niveau constaté pour notre univers européen (rappelons cependant que la croissance des BPA est tirée par les Financières).

Le secteur « Aerospace & Defence » a encore un potentiel de hausse d’environ 5% qui est concentré dans BAE et  EADS, les deux poids lourds, avec environ +12% chacun.

 

Company Market Cap
BAE Systems 13 748
Cobham 2 953
EADS M€ 12 222
Finmeccanica M€ 5 727
Meggitt 2 109
Mtu Aero Eng... M€ 2 142
Rheinmetall M€ 1 996
Rolls-Royce 11 162
Safran M€ 8 038
Thales M€ 5 873
Zodiac M€ 2 009
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Mardi 23 mars 2010 2 23 /03 /Mars /2010 16:49

La remarquable surperformance de Swatch depuis le début de l’année (en hausse de 25%), peut sans doute s’expliquer par une combinaison de différents facteurs: un redressement de la demande pour les produits de luxe au quatrième trimestre 2009 tiré par les 40% de ses ventes asiatiques, un Dollar plus fort face au Franc Suisse, devise dans laquelle Swatch règle 75% de ses coûts, une position affirmée sur les avantages de son modèle intégré et vis-à-vis des tierces parties, acheteurs de ses mécanismes d’horlogerie et ses composants.

Alors que la marge opérationnelle 2009 (17,6%) a été impactée par la forte contraction des divisions « Système électronique » et « Production », les marges devraient atteindre 20% en 2010 grâce à un redressement partiel de ces deux unités, et alors que celle de la division « Montres » progresse davantage à 21%.

L’objectif du groupe est à 22%.

L’expansion de la marge est le seul facteur explicatif de la lente amélioration de son ROE de 13% à 16%, à moins que le groupe ne décide de s’intéresser à des acquisitions (avec des marges similaires ?) pour stimuler un peu son gearing (une position de trésorerie nette à 500 millions CHF).

A 22%, les marges de Swatch seront 2% au-dessus de celles de LVMH et 2% en-dessous de celles d’Hermes.La solide performance récente - comme pour la plupart des valeurs du Luxe - a poussé le titre Swatch vers des valorisations onéreuses.

Pas tellement par rapport à ses pairs avec des objectifs de cours de 270 CHF (faible dividende) à 380 CHF (basé sur l’EV/Ebitda), mais plutôt par un DCF à 262 CHF et une Somme des Parties à environ 250 CHF. Dans une certaine mesure, les points forts de Swatch semblent avoir été suramplifiés par le contexte Dollar et demande asiatique.

La fiche de SWATCH

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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 18:47

La souffrance du secteur des Télécoms se poursuit. Quelque soit la période retenue les Télécoms ont sous performé.

C’est un « exploit » pour un secteur qui se traite actuellement à 11,6x les résultats 2010 (le marché à 14,1x), offre un rendement 2010 à 6,6% et a publié des résultats 2009 comme attendus.

Les Télécoms ont perdu depuis longtemps leur statut de valeurs de croissances et ont commencé à ressembler aux Utilities, mais ne peuvent même plus être considérées comme des valeurs défensives en raison de l’aversion des investisseurs au cours des 18 derniers mois.

Elles souffrent d’une combinaison de rotation sectorielle en faveur des valeurs de « recovery » et de doutes sur le risque souverain impactant les poids lourds du secteur des télécommunications latines. En fait, la performance au cours du dernier mois, montre qu’un certain nombre de valeurs Télécoms ont surperformé le marché : Belgacom, Millicom, Tele2, Colt, France Telecom, Vodafone.

Il est difficile d’obtenir une image claire étant donné que cette liste comprend des valeurs avec des rendements élevés (FT, Belgacom, Vodafone) et d’autres avec une croissance attractive (Millicom, Tele2, Colt).

A l’inverse, au cours du dernier mois, le secteur a été  tiré vers le bas par BT  et les valeurs germanophones.

Parmi nos 24 valeurs sous couverture, nous n’avons que 4 recommandations négatives et 28% de potentiel de hausse combiné.

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Mercredi 17 mars 2010 3 17 /03 /Mars /2010 18:43

Les sociétés Non Financières se sont construites des marges de sécurité considérables dans leur bilan si l’on considère le développement de leur position cumulée de trésorerie brute comme un filet de sécurité.

La dette nette des 375 entreprises Non Financières était de 1,328 milliards € en 2007 au début de la crise financière. Nous estimons qu’elle sera de 1,411 milliards € en 2011 lorsque la crise sera complètement dernière nous. Soit une hausse de 6% ou 83 milliards €.

La position de trésorerie brute aura augmenté de 430 milliards € à 573 milliards €, une « amélioration » de 143 milliards €.

Evidemment, la croissance économique pourrait être plus forte qu’attendue actuellement et utiliser une partie de ces ressources pour satisfaire les besoins en fond de roulement et les investissements en capacité.

Pourtant, la progression de la trésorerie brute reste un gros chiffre.

En même temps, la part des fonds propres du groupe de ces 375 entreprises devrait avoir augmenté de 467 milliards € à 2,640 milliards €. Ainsi, le gearing total sera en forte baisse de 72% en 2009 à 56% en 2011.

La prochaine question (à laquelle répondre est un exercice fort complexe) est de savoir si ce surplus de cash est réservée à un jour plus sombre ou s’il finira par provoquer un sentiment de confiance au sein des directions pour reprendre des stratégies de consolidation.

Sur demande (contact@alphavalue.eu), AlphaValue fournit les fichiers xls associés.

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Lundi 15 mars 2010 1 15 /03 /Mars /2010 11:07

Sommes-nous à l’aube d’un retour d’intérêt pour les Biens d’ Equipement ?

Ce secteur diversifié a gagné prés de 10% depuis le début du mois, surperformant notre univers. Il avait déjà surperformé au cours des trois derniers mois (+8% contre +3% pour le marché) et depuis le début de l’année (+4% contre +1% pour le marché).

Les performances les plus significatives depuis le début de l’année portent sur des capitalisations de taille moyenne telles que : Wärtsila, Legrand, IMI, Bekaert, Tognum. La principale capitalisation boursière affichant une solide performance depuis le début de l’année est ABB (en augmentation de 13%).

Les tendances des sous-secteurs ne sont pas vraiment claires à l’exception du segment des énergies alternatives qui a été assommé au cours des trois derniers mois.

La visibilité a-t-elle augmenté sur les « late cyclicals » ?

Probablement un peu car le pire de la récession est dernière nous et l’impact sur les carnets de commandes est mieux évalué.

Pourtant, le secteur reste très cher avec des PE 2010 et 2011 à respectivement 16x et 13,4x. Par comparaison le marché européen se traite à 11x les résultats 2011 avec une croissance des BPA  2011 de +25%. La cherté du secteur des Biens d’Equipement se retrouve dans le P/Book à 2,2x (une prime de 50%) et sur la base du rendement (2,2% contre 3,5%). Inversement, le secteur affiche un bilan solide (la dette nette/Ebitda à un modeste 1,25x) et peut sans doute faire face à ce cycle.

Nous n’avons que 14 recommandations positives sur nos 42 valeurs sous couverture, liste sur simple demande.

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